Un bourrage de concasseur coûte des heures ; ce que personne n'a sous la main, c'est le chiffre annuel. Ce calculateur le donne à partir de six données que votre site possède déjà, puis le compare au scénario où le dégagement se fait en quelques minutes avec un bras de déblocage.
Les valeurs affichées au départ sont un exemple, choisi pour illustrer la mécanique — pas une référence de site. Remplacez-les par les vôtres. Le calcul se fait entièrement dans votre navigateur : rien n'est envoyé, rien n'est enregistré.
Calculateur
Coût annuel des bourrages de concasseur
Valeurs préremplies à titre d'exemple — remplacez-les par les vôtres. Rien n'est envoyé ni enregistré : le calcul se fait dans votre navigateur.
Tonnes perdues par bourrage
3 000 t
Coût par bourrage
30 800 $
dont production : 30 000 $
Coût annuel — méthode actuelle
1 232 000 $
Coût par bourrage avec un bras
5 000 $
production résiduelle seulement
Coût annuel avec un bras
200 000 $
Écart annuel à comparer au coût du bras
1 032 000 $
Hypothèse du scénario « avec un bras » : plus de grue ni d'équipe mobilisée, plus d'usure attribuable au dégagement — seule la production perdue pendant la durée résiduelle est comptée. Postes non chiffrés ici : aval affamé, pénalités, risque.
Demander une propositionComment remplir chaque champ
Débit nominal du concasseur. Le débit horaire de production du concasseur en marche normale, pas le débit moyen annuel. Si le concasseur est le goulot du site, c'est ce débit qui se perd pendant l'arrêt.
Durée totale d'un bourrage. De l'arrêt de l'alimentation au retour au débit nominal — consignation, décision, mobilisation, dégagement, redémarrage, montée en charge. Pas la seule durée du dégagement. Si vous ne l'avez jamais mesurée, chronométrez les trois ou quatre prochains incidents et prenez la moyenne.
Marge par tonne concassée. La marge de contribution qu'une tonne concassée aurait dégagée, ou, sur un site minier, la valeur récupérable par tonne d'alimentation de l'usine. Ce n'est pas le prix de vente. Si le contrôle de gestion ne la publie pas, faites le calcul deux fois — hypothèse basse, hypothèse haute — et présentez la fourchette.
Main-d'œuvre et équipements mobilisés. Le coût chargé de l'équipe, de la grue et du grutier, d'un boutefeu le cas échéant, pour toute la durée de mobilisation — y compris l'attente et le minimum facturable d'un entrepreneur.
Usure prématurée attribuable. La part du coût annuel des pièces d'usure que les dégagements à la barre, au crochet ou à la pelle, et les chocs de blocs qui cèdent brutalement, font supporter au concasseur — ramenée à l'incident. Si vous n'avez pas ce chiffre, mettez zéro : le résultat sera conservateur.
Bourrages par an. Le nombre réel d'incidents sur les douze derniers mois. Le journal de quart ou le système de gestion de la maintenance l'a ; à défaut, une estimation par les opérateurs, qui sous-estime rarement.
Durée totale avec un bras de déblocage. Le temps, de l'arrêt au retour au débit nominal, quand le dégagement se fait depuis un poste protégé sans mobiliser de grue ni d'équipe. L'ordre de grandeur est de quelques minutes de dégagement plus le redémarrage ; ajustez selon votre procédure.
Ce que le résultat vous dit — et ce qu'il ne dit pas
Le coût annuel avec la méthode actuelle est ce que les bourrages vous coûtent aujourd'hui, avant trois postes que le calculateur ne chiffre pas : le circuit aval qui s'arrête faute d'alimentation quand le stock tampon est épuisé, les pénalités contractuelles d'un manque à produire, et le risque d'un incident lors d'un dégagement manuel. Chacun de ces postes s'ajoute au résultat ; aucun ne le réduit. La méthode complète est détaillée dans ce qu'un bourrage coûte réellement.
L'écart annuel entre les deux scénarios est le chiffre à mettre en face du coût d'un bras de déblocage — fourniture, installation, mise en service — pour obtenir un délai de retour. Le scénario « avec un bras » suppose que la grue, l'équipe et l'usure attribuable au dégagement disparaissent, et ne conserve que la production perdue pendant la durée résiduelle ; c'est une hypothèse raisonnable pour un bras correctement dimensionné pour la chambre, et adapté au type de concasseur.
Deux cas où le résultat mérite une lecture particulière :
- Le concasseur n'est pas le goulot — un stock tampon suffisant sépare le concassage du broyage. Tant que le tampon tient, le poste production est surestimé ; le calcul reste juste pour les incidents qui dépassent la durée du tampon. Réduisez le débit saisi, ou ne comptez que les incidents longs.
- Le débit est faible mais les incidents sont fréquents — la main-d'œuvre, l'usure et surtout le risque dominent. Le chiffre est plus petit, la décision n'est pas moins claire : elle se prend sur la sécurité et sur la régularité, pas sur les tonnes.
Pour aller plus loin
Si vous souhaitez que ce chiffrage soit fait avec vos données réelles et documenté — hypothèses, sources, sensibilités, délai de retour — c'est le type de travail que couvre notre service d'études de faisabilité. Pour une configuration de bras adaptée à votre concasseur, voir la fiche IC Boom System ou demander une proposition avec le type de concasseur, la roche et la fréquence des bourrages.
Questions fréquentes
Le calculateur enregistre-t-il mes données ? Non. Le calcul est fait par votre navigateur ; aucune valeur n'est transmise à un serveur ni conservée. Si vous voulez garder le résultat, notez-le ou faites une capture d'écran.
Pourquoi la durée compte-t-elle plus que la fréquence ? Parce que le poste production est le produit du débit et de la durée : réduire la durée d'un facteur six réduit ce poste du même facteur, pour chaque incident. La fréquence, elle, se réduit par la fragmentation et le scalpage amont — utile, mais rarement suffisant.
Puis-je l'utiliser pour un concasseur à mâchoires ou un HSI ? Oui, les postes sont les mêmes. Les durées et la méthode de dégagement diffèrent selon le type, ce qui change les valeurs saisies, pas la mécanique du calcul.
Hicham Marouazi, ing., PMP
Ingénieur et chef de projet (PMP) chez Induscoat Solutions. Plus de 16 ans d'expérience sur des sites miniers, énergétiques et pétrochimiques au Canada et à l'international — sélection, installation et mise en service d'équipements industriels.
